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| anarion |
Médine - Lecture aléatoire.
Posté le Mercredi 10 Octobre 2007 à 13:26
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J'ai mis mon casque et mon blouson
Sorti ma vieille gouse grise appropriée pour la saison En peau de bison, iPod dans l'interieur poche, Du baladeur, fait passer le fil par la manche. Au bord de la Manche où tout les jours sont dimanche, Piétine les flaques d'eau comme pour prendre ma revanche. Ma revanche sur les trottoirs, trop tards, Petit Apple commence la lecture aléatoire. Au premier rang de l'Ecole Du Micro D'argent L'étoile de métal et la Pharaon croyant M'enseignent que Demain C'Est Loin, que la vie c'est long, Que seulement le salut trouvé, les salariés s'allongent. Encyclopédie musicale de Marseille, Lorsque je detestais l'école et ses conseils. Sans oseille, on braque les scud à la fnac. C'est IAM, je suis en larme à chaque fin de track. J'appuie sur avance comme sur la gachette Et sur l'ecran s'affichent les Suprêmes Triples Lettres. November tango mickie, transforme Paris en maquis Et naquit le rap hardcore des parkings. Le ghetto a ses Beattles Aux disques à moins de 10 keus. Dans la caisse on BOSSe 4 My People. Mais la rouille rongera la chaîne. Tout sera moins cool quand Joey deviendra star dans les chaînes. Refrain : Certains m'ont donné envie de connaitre des choses Et d'autres m'ont donné envie de chanter ces choses. Certains m'ont donné envie de comprendre les choses Quand d'autres m'ont donné envie de gueuler ces choses. Sais-tu vraiment ce qu'est le rap français ? Pas une machine à sous, mais une machine à penser... LECTURE 1998 ALEATOIRE 2-0-0-6 Desormais on a le temps pour les regrets Et malgrès nous les choses se font des de force de gré Mauvaise Oeil ou la rage des immigrés Lorsque la police scientifique trace ces sept lettres à la craie Indépendant qui crée l'émeute à chaque Show-Case Radios et majors font semblant d'avoir des boules quies. Révolution. Dans les songes ils font évoluer les sons. C'est le jour et la nuit sur chanson. Booba, Ali boumayé mon coeur est foudroyé. Voyez, rien ne sert de larmoyer ou d'aboyer L-U-N-A-T-I-C y'a plus que des moitiés. Maintenant, mes gens pleurent la voix des batiments Empoisonner les ondes et les zones sans maisons Les dinosaures de Brazzaville ont deversé leur poison Quelques gouttes suffisent pour polluer le fleuve. Aligator et crocodiles dans un chef-d'oeuvre. Monster de cérémonie pas master Mais pasteur à la parole cinglante c'est Lino mister. Mysterieux comme la nuque de la lune Envoie ses couplets météores depuis la planète crapule Sais-tu vraiment que tu resteras number one Et combien de tes couplets j'ai rappé face à mon mirroir ? Ceci pour prendre à César ce qui t'apartiens : De l'Ärsenik en flacon de parfum. Refrain : Certains m'ont donné envie de connaitre des choses Et d'autres m'ont donné envie de chanter ces choses. Certains m'ont donné envie de comprendre les choses Quand d'autres m'ont donné envie de gueuler ces choses. Sais-tu vraiment ce qu'est le rap français ? Pas une machine à sous, mais une machine à penser... LECTURE 1998 ALEATOIRE 2-0-0-6 Tous les Juniors ont un Idéal Le mien s'appelait Kery James et habitait dans le Val-de-Marne. C'était notre Malcolm X à nous Une panthère noire sur des remix à nous. Chaque morceau t'envoie des decharges émotives C'est la conscience du rap, d'une musique punitive. Avalanche d'images et déluge de métaphores A l'image de la main noire serrant la bannière tricolore. Disque d'or dans nos coeurs sans avoir vendus de disques A l'époque où peut de rappeurs prenaient des risques. Le combat continue sans arrêts. J'ai mal au coeur aucun morceau ne nous refera cet effet. Et puis changement de cap spirituel Honnorable, la suite logique à la suite d'un drame L'intouchable tombe. Un homme de foie est né. Deux ans plus tard Si C'Etait A Refaire : album de l'année. Onze morceaux qui glacent le sang, Redonnent naissance, redonnent son sens sans instances au terme conscience. A ce jour, son style est regretté. Une légende s'est éteinte. Son retour, on ne peut qu'esperer. Refrain : Certains m'ont donné envie de connaitre des choses Et d'autres m'ont donné envie de chanter ces choses. Certains m'ont donné envie de comprendre les choses Quand d'autres m'ont donné envie de gueuler ces choses. Sais-tu vraiment ce qu'est le rap français ? Pas une machine à sous, mais une machine à penser... LECTURE 1998 ALEATOIRE 2-0-0-6... |
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| mehdi |
lol
Posté le Mercredi 10 Octobre 2007 à 21:19
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Sénégal 1978, le départ de mon pays ressemble plus à ma fuite
J'ai entrevu la réussite et son manteau tricolore Pris refuge au près de l'ex-colonisateur Homme de couleur qui un jour quitta l'Afrique Quitta l'hémisphère sud et le Cancer des Tropiques En direction des cités d'or Mis le cap sur le Nord Sans ma famille mais l'issue de son sort Paris la capitale Française, J'atterri sur la plus belle ville du monde entre deux chaises Entre les boulots et l'entassement des foyers Entre l'argent familial et le règlement du loyer Si mes calculs restent bons, jusqu'en août J’arriverais à m'en sortir Mais en marchant sur une poutre Bientôt j'aurais de quoi les faire venir Mon épouse mon fils et ma fille pour changer d'avenir Plus d'un millier de journées ont passées Je retrouve le visage de ma famille soulagé Apres leur vol avec escale sur le territoire d'Espagne Le temps d'un contrôle de réparer les pannes En panne de coeur en mal du pays Mon fils et ma fille pleurent leurs amis chaque soir dans leur lit Dans quelques mètres carrés fermés de contre-plaqué Pour que le froid hivernal se trouve contre carré Ménagère dans les hôtels est mon épouse La peinture en bâtiment sera ma seconde épouse Avant qu'elle me foute à la porte un joli soir de printemps Et qu'elle me dise débrouille toi maintenant Entre temps quelques nouvelles frimousses apparaissent Un deuxième fils une deuxième fille, une double caresse Et comme les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules Je me retrouve sans un toit avec mes valises sur le sol Retour au point de départ Sur les quais de la gare Habitations faites de toiles Ce sont des tentes pour dortoir Des couvertures dans la boue pour Marabout Une corde entre deux trous pour faire sécher les boubous France terre d'accueil, loin de mon village Je ressens la ségrégation dans les plis de leurs visages Apparemment les droits de l'homme ne marche pas pour les hommes noirs Ne marchent pas pour les femmes noires Mais l'exception de la règle un jour descendit de son bus Sur son t-shirt était écrit Emmaüs Appartement provisoire trouvé par les gens du livre Vincent Auriol c'est le nom qui nous délivre Un boulevard du 13ème arrondissement de Paris Provisoirement j'y habiterai en plus le quartier est paisible La charpente a l'air solide mais le bois est sec Un incendie n'en ferait qu'une bouchée de pain sec Sans attendre j'emménage avec ma femme de ménage Avec mes problèmes d'argent et mes enfants en bas âge J'envisage de rester peu de temps ici Alors j'entreprends des démarches à la mairie de Paris Simple précaution j'épluche les annonces Mais derrière chaque demande se cache la même réponse : "On vous rappellera, l'appart est déjà loué" Même si parfois j'avais d’avance de quoi payer 3 loyers 15 ans pour comprendre le système 15 ans de lettres mortes envoyés au ministère Trop étroit est devenu ce double F3 Et s'en est trop car les petits se sont fait mordre par les rats Insalubrité au rendez vous des crasseux Suffisant pour mon espèce, pour les gens de ma race Voici la France des odeurs qui ressurgit Le tas de poussière qu'on a glissé sous un tapis Dernière couche de peinture au plomb, c'est là leur socialisme Mais ce sont nos enfants qui souffrent de saturnisme Et je repense à ma venue de Dakar Le rêve européen s'est transformé en cauchemar --Extrait du journal télévisé de France 2" (les enfants que l'on entend ici sont morts dans cet incendie, paix à leur âme) "Mais depuis quelque semaines, elle craque, son fils de 6ans aurait été mordu par un rat en pleine nuit" -(le petit parle) Il était monté ici, après il est venu par ici, après il a sauté et après il m'a mordu.. "Mais aujourd'hui les habitants craignent pour leur sécurité et redoutent un incendie" --fin de l'extrait -- Voici l'heure d'un repos bien mérité Apres une dure journée de labeur je m'assois devant la télé "¨PAPA !! PAPA !!" -Mais qu'est qui a encore, vous devriez déjà être couché n'avez vous pas vu l'heure ? Je me dirige vers la porte qui mène à l'autre appartement Qui sert de salle de jeu et de chambre pour enfants Une fumée noire qui s'infiltre sous la porte Un hurlement de femme, qu'a t-elle a crier de la sorte ? Ce sont des flammes, des flammes grandes comme les montagnes Qui embrasent le corridor, les escaliers avec hargne Un monstre de feu qui avale tout sur son passage Qui détruit les fondations étage par étage C'est une boite d'allumette enflammée de 6 étages Une prison de feu qui entreprend son carnage Aucune issue et ce depuis des années Aucun extincteur ni détecteur de fumée Et soudain je me souviens la raison pour laquelle je me suis levé du fauteuil Pour les enfants et leurs querelles Désormais séparés par l'incendie Je cherche le regard d'un de mes fils d'un de mes filles Ne bougez pas j'appelle les combattants du feu Car papa n'est pas assez fort pour sauter dans le feu Sauter dans le brasier d'un immeuble insalubre Autant fermer les yeux et prier fort pour son salut 10 minutes se sont passées, aucune sirène aucune aide Les entrées sont scellées dirigez vous vers les fenêtres A plat ventre comme les cafards nos collocataires La position est bien connue, face contre terre En une fraction de seconde c'est ma vie qui s'enfuit Lorsque le plafond s'écroule sur le dos de ma famille Voici mon cercueil, ma cité provisoire Vincent Auriol c'est le nom de son boulevard 15 ans, 17 personnes sacrifiées 14 enfants ont péri sur le bûché Bien souvent l'atrocité de la mort fait bouger les choses Car désormais ils seront logés sur les roses Dernière insulte par le chef commissaire : "Tous ces noirs sont-ils en situation régulière ?" Voici le prix du sang d'une ancienne colonie Voici le respect attribué aux familles .. Voici le respect attribué aux familles Jammeh, Gassama, Cissé, Konaté, Diarra, Sy, Traoré, Sissokho, Dembélé Et les familles de l'hôtel Opéra Paix...Paix... |
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| anarion |
: )
Posté le Mercredi 10 Octobre 2007 à 22:52
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A l'heure ou on parle de test adn pour les immigrés on peut dire qu'elle est d'actualité ta chanson Medhi ;)
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| mehdi |
lol vi
Posté le Jeudi 11 Octobre 2007 à 14:53
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Coupable de couplets politisés
Digitale empreinte et portrait robotisé Contrôle aux analyses urinaires La rétine scannée observation préliminaire Il me tire le portrait comme Alexis Delahaye Bien loin du tribunal de la Haye Interrogatoire musclé scène sous tension La combinaison orange m’informe du lieu de détention La cellule est pleine de photographies Tapisserie de pellicules véritable biographie Recensement important de ma vie et de ces instants Et j’crois bien avoir perdu la notion du temps Retour en arrière 7 jours en arrière Lorsque les experts fouillaient mes ordures ménagères Lorsque bizarrement mon bras droit me démangeait Ignorant qu’ils m’avaient placé une puce sous cutané A la Fnac de Coty je sonne au portique Chez Virgin le vigile demande mon passeport biométrique Un double appel qui dédouble ma voix Mon cellulaire SFR est sur écoute depuis des mois Depuis la mise en bac de mon premier opus Eleven september ou le récit des airbus Le second n’arrangera pas la donne Le plus grand combat contre les détracteurs de l’album Au détecteur de mensonges on m’y soumettra Je le sais depuis que je dors mal sous mes draps Je sens qu’on m’observe, on m’invite plus en concert J’me méfie même de mes boîtes de conserve Paranoïaque du micro planqué Use le langage des signes pour pouvoir communiquer Détruis mes joggings dans un baril enflammé Avec un masque et des gants j’ouvre le courrier Anonyme comme trois fois cette semaine Une écriture découpée dans le journal de la semaine Minutieusement regroupée côte à côte formant des phrases construites menaçantes à mon encontre Tu te rapproches de la ratonnade bicot Te souviens-tu de Steven Biko Du congolais, de l’afghan et de l’afro-américain Auxquelles s’ajoutera l’algérien Cesse de réveiller les foules le monde préfère les fous Voudrais-tu t’attirer les foudres Je prends la poudre d’escampette vers la Costa Del Sol Puis renonce pour le foyer Sonacotra Recherché par Interpol mandat international Je ne vis plus qu’avec le tirailleur national Ancien combattant désormais à la retraite Voudrais bien changer sa croix de guerre en pension nette Il s’improvise mécanicien à ses heures perdues D’ailleurs me propose de vérifier ma voiture Citadine obsolète soumise au check-up Récupérée dans un parking rempli de pick-up Le règlement est offert par le soldat mécano Lui qui avait tant besoin d’argent deux jours plus tôt Je reprend la route jette un œil dans le rétro Plus de trace du gentil mécano Un émetteur sur mon tableau de bord Un second dans l’appuie-tête de la place du mort J’abandonne ma Twingo sur une aire de repos Entre Mantes-la-Jolie et les Mureaux Appel en PCV d’une Telecom cabine Allo à l’huile de la friture sur la ligne Sans que mon correspondant soit sous un tunnel Les inspecteurs répondent au standard chez Bouygues Tel S’en est trop je quitte la planète matérielle Pars me réfugier dans un monde plus spirituel Ancienne cave convertie en lieu de culte Aucune chance de m’inculper ici auront les incultes Accueilli par un visage décontracté Qui se présente à moi comme l’imam de la mosquée Comme étant le référent dans le domaine de la science Aucun accent identifiant sa provenance Te voici dans la maison du Seigneur Parmi tous les endroits tu te trouves dans le meilleur Le croyant est le frère du croyant Tu es ici chez toi pour le temps désirant Hospitalier la nourriture est appréciable On se rappelle de Dieu et des guets-apens du diable Le soir après la prière collective J’écris des rimes, comble un manque affectif Puis je m’endors en étant sûr d’avoir brouillé les pistes Je m’endors puis rêve à mon come back Bizarrement rêve de l’imam dans le véhicule de la BAC Les djellabas se changent en uniformes Les chéchias deviennent des képis les minarets des miradors Police dans les yeux lampe torche aveuglante 6 du mat bras dans le dos menotté à plat ventre Respire la carpette le canon dans le cou Montré du doigt par le traître qui prépara ce coup Lieu de culte factice, homme de foi délateur Non ! Couverture dans tous les secteurs L’arrestation de la panthère, un coup de filet Par l’imam infiltré de la DST |
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| hargne |
merci
Posté le Jeudi 11 Octobre 2007 à 20:58
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Medine un vrai du rap, le rap francais n'est pas mort, medine, klub des loosers, la rumeur, keny arkana aussi et tant d'autres.Ca c'est du vrai rap , c'est orgasmique à lire carrément lol
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