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Wah, foire d'empoigne. Personnellement être un organisme vivant (sans plus de valeur mais avec dignité) ne me dérange pas. C'est une des raisons qui me poussent à respecter autrui, la vie, le reste -- et une des principales sources de ma curiosité : comment ça marche ? En tant qu'organismes, les micro-organismes dans leur ensemble (bactéries comprises) ont une foultitude de moyens chimiques pour "échanger" -- qu'il s'agisse de chimiotactisme coloniale freinant la croissance des cellules du centre ou déclenchant la germination de spore, de conjugaison, de lyses... La communication permet une croissance moins délétère du pool d'individus. En fait la communication est très répandue. Par communication, j'entends "interaction spécifique". D'un point de vue chimique, l'interaction cellule-milieu existe depuis que la cellule existe -- c'est le principe même de notre forme de vie : un milieu intérieur qui interagit avec le milieu extérieur, donc des communications et voies de communication au sens large : qu'il s'agisse d'absorption de nutriments et détection afin de sécréter ou excréter des enzymes, d'interactions physicochimiques (photosynthèse, synthèse d'ATP via une oxydase, activation ou inhibition de la mobilité au moyen de facteurs externes-interne, etc.), de formation d'édifice (organismes pluricellulaires, biofilm, "squelette" de minéraux, paroi...), ou tout autre action de la cellule au travers et par ses interaction avec son environnement. Plus simplement : la vie est un ensemble de processus auto-organisés et auto-régulés, qui agissent dans l'interaction entre un environnement et un milieu "intérieur" contrôlé par ces processus. En gros vie = échanges entre "soi" et "non soi". Parmi tous ces échanges, une partie sert plus particulièrement à l'interprétation de l'environnement afin d'adapter la chaîne de processus, faire en sorte que la machine continue à marcher en fonction de ce qu'il y a "dehors". Cette interprétation est essentielle à la survie puisqu'elle met en place ou inhibe des réactions en chaînes normalement adaptées à une situation sur un moment. Sans cela, l'aptitude à la survie serait sérieusement compromise puisque notre environnement est fluctuant (saisons, cycles glaciaires, marées, cycle jour-nuit, géologie active, fluctuation du périhélie...). A la longue, l'interprétation de l'environnement a donné une nouvelle sous-branche : l'interprétation d'éléments spécifiques évoluant dans le milieu -- de l'identification de conditions (dé)favorables (chaleurs, humidité, luminosité, détection de nutriments ou de toxiques, vibrations...) à l'interprétation d'autres objet et entités (prédateurs, proies, obstacle, concurrents, alliés [symbiotes ou commensaux]...). On a donc déjà une sous-spécificité qui fait la part d'un environnement et d'autres acteurs que soi -- autres acteurs avec lesquels il y a déjà interaction. A partir de l'identification d'autres acteurs, il n'y avait qu'un tout petit pas, ou plus exactement une suite, menant à l'interprétation des autres acteurs et l'anticipation de leurs actions et réactions (particulièrement visible dans les relations proie-prédateur et mâle-femelle). Cette anticipation est une communication passive puisqu'il s'agit d'échanges plus ou moins "volontaire" d'informations. Lorsqu'il y a un intérêt pour la survie, l'évolution sélectionne des aptitudes pour en profiter -- au départ, des exaptions qui peuvent dans un changement de contexte devenir des adaptations. Mettre en communs des moyens afin de mieux survivre est un principe récurrent dans notre histoire biologique (intégration d'organites [mitochondries, chloroplastes...], symbiotes [lichens, coraux...], édifices pluricellulaires, etc.). Mettre en communs des informations d'intérêt vital est un moyen de survie -- comportement grégaire face aux prédateurs, sexualité, recherche de ressources, etc. On a donc une communication active puisqu'il s'agit d'échanges volontaires et dirigés d'informations. Partant d'une communication active, les protagoniste se sont spécialisés dans différentes voies (chimiques, physiques, électriques) et ont évolué en rétro-contrôle avec ce[s] moyen[s] de communication volontaire spécifique (vue, voix, ouïe, odorat-goût, toucher, ondes électriques...). Plus les outils se sont améliorés, plus la communication s'est complexifiée, plus les acteurs d'un dialogues ont échangé d'informations. De fait, aujourd'hui la communication semble presque une fonction à part dans le comportement et de manière générale dans l'interaction à l'environnement. C'est la fonction qui crée l'organe. Il n'y a pas à l'évidence d'accident de parcours miraculeux qui a donné par hasard la communication. Un peu comme pour l'oeil et son évolution, il n'y a qu'une continuité depuis un point de départ un peu nébuleux qu'on appelle "début de la vie". Mais c'est certains qu'au stade de LUCA, on aurait difficilement pu prévoir les termitières ou la création d'Internet Cette parenthèse oubliée pour la plupart des lecteurs, des mécanismes tel qu'un instinct peuvent suffire en eux-même à freiner sinon dissuader des comportements délétères pour l'espèce, que notre anthropomorphisme acculture généralement à la morale. Ces codes sociaux, notamment les langues/idiomes, ont leur raison d'être, et ne dépendent ni d'une religion ni de l'intelligence. Ils sont inscrits dans l'éthologie de l'espèce, et peuvent éventuellement faire l'objet d'adaptations locales ou personnelles, et autres détournements plus ou moins (in)contrôlés. Une forme d'idiosyncrasie. L'incompréhension mutuelle entre athéiste convaincu et déiste convaincu est insoluble. Pourtant on constate autant de divergences que de convergences comportementales bien que basées sur des analyses ou convictions intimes opposées. La croyance n'est pas une loi. La croyance n'est pas une obligation -- elle n'est pas non plus un interdit. Cependant la croyance reste personnelle et tout système devenant prosélyte, qu'il soit religieux ou politique, perd toute légitimité envers l'individu. L'individu est justement l'entité qui se distingue des "autres" et du soi/moi. L'individu est une machine libre, sur laquelle ni soi/moi ni "eux" n'a de prise. Bien souvent un sujet fait l'amalgame entre moi/soi et "eux" en disant "nous", et confond l'individu avec tantôt une valeur itérative du "eux+moi", tantôt avec une valeur négative du "lui versus moi". Or "eux" est un concept virtuel -- eux ? C'est lui, elle, et lui, et elle... Uniquement des individus, même s'ils sont plusieurs, qui forment chacun une entité et non une seule même collective. Une communauté n'est pas "eux", une communauté est un ensemble de "lui/elle", que ce soit une somme ou une conjugaison d'individualités. Concernant un système social, qui dit société dit code[s] commun[s] et but[s] commun[s]. Un but, c'est souvent un intérêt ou communautaire, ou individuel mais partagé. Bénéficier de cet intérêt requiert généralement l'adhésion à ce but et au[x] code[s] inhérent[s] ou afférent[s] à la société en question -- in extenso, participer au système. Toutefois même s'il s'agit d'un système commun, l'adhésion reste individuelle. Certains individus, dans un plus ou moins vague intérêt, peuvent vouloir "gonfler" un système ou au contraire en plomber un qu'ils estiment contre leur intérêt. Et tous les moyens sont bons -- prise de contrôle d'un système ou d'une partie de système considéré[e], altération du système, prise de contrôle / altération d'individu[s], détournements, exactions, etc. Dans le meilleur des cas pour l'individu, le système est égalitaire et rend ces actes répréhensibles. Dans le pire des cas pour l'individu, le système annihile l'individualité et élimine les facteurs d'encouragement à l'individualité -- notamment liberté de penser. Toutefois le système, qu'importe son orientation, peut se pérenniser tant qu'il reste efficace. Concernant des pays dit occidentaux comme la France, la plupart des systèmes actuellement en place prônent/défendent la liberté individuelle et l'égalité entre individus de fait. Croire -- ou ne pas croire -- est une liberté individuelle inscrite au moins dans la constitution française. Rien que pour ça, j'adore mon pays Modifié le lundi 26 septembre 2011 02:10
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