1. C’est quoi ce projet « Chat Control » ?
À première vue, ça sonne comme un nouvel outil de modération pour gérer les trolls. Mais non. Le « Chat Control » est en réalité une proposition de législation européenne visant à scanner automatiquement les messages privés que nous envoyons via des plateformes comme WhatsApp, Messenger, Telegram… ou des systèmes de tchat libre comme Smail.
Objectif officiel : lutter contre les contenus illégaux en ligne. Noble cause, oui. Mais les méthodes ? Elles flirtent sévèrement avec la surveillance de masse.
Imagine : tu envoies une photo à ton crush via Smail. Ou une blague un peu grivoise. Ou même une phrase anodine mal interprétée par un algorithme un peu trop zélé. Boum. Ton message est intercepté, analysé, classé potentiellement suspect. Et toi, tu ne sauras peut-être jamais que ton intimité est passée sous rayons X numériques.
Pourquoi ils veulent fouiller dans nos messages ?
Parce qu’ils paniquent. Et quand les institutions paniquent, elles pondent des lois. Des lois qui, souvent, confondent sécurité et intrusion.
L’idée, c’est d’imposer une technologie appelée client-side scanning (CSS) qui inspecterait tous les messages avant leur envoi. Pas après. Non. Avant. Genre Minority Report, mais version numérique et sous stéroïdes.
Ils disent que ça ne concerne « que » les contenus illicites. Mais on connaît la chanson. Le curseur glisse vite du « contenu interdit » à « contenu inconvenant » puis à « contenu dérangeant pour les autorités ». Aujourd’hui, c’est contre les criminels. Demain ? Contre toi, contre moi, contre une blague douteuse sur…
Qui pousse ce projet ?
Une coalition bien huilée de commissaires européens, avec en tête Ylva Johansson, la commissaire à la sécurité. Derrière elle ? Un soutien discret mais massif de certaines puissances nationales, comme l’Allemagne, la France ou les Pays-Bas.
Et surtout, tenez-vous bien, une pression intense des lobbys de la tech sécuritaire, ceux qui rêvent d’un monde où chaque pixel est surveillé, où chaque mot est suspect jusqu’à preuve du contraire.
Un vote à huis clos : mais pourquoi tant de discrétion ?
Les ambassadeurs de l’UE prévoient de discuter (et peut-être valider) ce projet explosif à huis clos. Traduction : sans débat public, sans opposition médiatique, sans qu’on sache précisément qui vote quoi. La démocratie, mais version rideaux tirés.
Pourquoi ? Parce que le projet est ultra-controversé, et que le faire passer en catimini évite les remous. C’est la stratégie du boa : avancer doucement, lentement, jusqu’à l’asphyxie.
Chat Control et Smail : impact direct ou menace déguisée ?
Bon. Concrètement. Est-ce que Smail, site de tchat gratuit, libre et humain, est concerné ?
Pas encore. Mais il y a un mais. Si cette loi passe, toutes les plateformes de messagerie, y compris les services de rencontre et de discussion comme Smail, pourraient être contraintes :
- à installer des outils d’analyse automatique sur leurs serveurs
- à modifier leur politique de confidentialité pour permettre ce type de surveillance et de collaboration directe avec les autorités judiciaires
En gros, ça risque de transformer Smail (et d’autres) en tchat beaucoup moins privé. Smail.fr est un espace de liberté, qui ne souhaite pas devenir un poste de contrôle frontalier entre la vie privée et la paranoïa numérique.
Faut-il paniquer ou juste lever un sourcil ?
Ni l’un ni l’autre. Mais il faut ouvrir grand les yeux.
Le Chat Control n’est pas une théorie du complot. Ce n’est pas non plus une loi anodine. C’est un changement de paradigme, un virage autoritaire sous prétexte de protection.
On peut être pour la sécurité sans pour autant scanner chaque message envoyé à ton pote ou ton crush du week-end. L’un n’empêche pas l’autre. Mais ici, l’équilibre est complètement pété.
L’opinion publique, ce caillou dans la chaussure des technocrates
Bonne nouvelle : la résistance s’organise.
Des ONG comme La Quadrature du Net, des eurodéputés de tous bords, des développeurs, des experts en cybersécurité… Tous dénoncent un projet liberticide, incompatible avec le chiffrement de bout en bout. Et si assez de citoyens gueulent, peut-être que la machine reculera.
Et toi dans tout ça ? Tu peux déjà :
- partager l’info (parce que les médias français ? Silence radio)
- refuser les sites qui mettent dores et déjà ces mécaniques trop facilement en place avant même que les lois ne passent
- préférer des espaces où l’humain prime sur l’algorithme
En résumé :
- Le Chat Control, c’est Big Brother avec un badge européen
- Ça vise à scanner tous nos messages privés sous prétexte de sécurité
- Les discussions ont lieu cette semaine, en mode sous-marin
- Smail, symbole de la rencontre libre, pourrait subir la pression de ces nouvelles règles
- Il est encore temps de refuser cette surveillance automatique
Smail, royaume discret où l’on entre comme dans un vieux bar qui sent les chaudes confidences Smail ressemble un peu à un vinyle trouvé dans une brocante poussiéreuse puis remis sur une platine ban...
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