morganna

Essai

il y a 15 jours
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morganna il y a 15 jours

Elles volent ces merlettes que j'aimerais appeler geais. Leurs ailes bleu foncé frondent les airs brûlés par les premiers jours d été, lourdement chargés de leurs  odeurs oppressantes de blés et de chèvrefeuille, mains invisibles qui s'emparent de la gorge juste promise, distillent leur poison d'espoirs brassés à même la lame de l'enfer et s'insinuent dans l'esprit du maraudeur qui espère une terre moins amère.
Ils percent et planent au dessus de ces terres qui s'alanguissent en longues bandes inertes dans les campagnes qui se déroulent pareilles à de vieux films monochromes sous les roues des voitures qui trahissent le silence rythmé des tracteurs glaneurs de vies, lourds géants qui écrasent leurs ennemis, éveillant en vrille les papillons qui s'enfuient du sol.
Leurs ailes s'enflamment soudain, chérubins innocents pris dans la lave et les éclats de feux  décadants qui s'envolent vers les cieux puis chutent sous décor d un ciel trop bleu,tels icare trop épris des cieux.
Et parmi eux ronflent ces bandes de blés rudement taillés, lien entre la voûte et le ciel, condamnant au regrets immortels celui qui s'eprend d'elles.,
Malheureuses ces maisons, alignées comme des soldats le long du sentier, elles ne sont rien au regard des géants . Qu en est il de l'amour entre leurs murs blessés.
Est il silence au creux du village que le curé ensence, est il ombre qui court sur les murs fatigués par les années..
Rapprochements, caresses, baisers, tout n'est qu envolée. Ne subsiste que les rets des habitudes qui font la peau dure et le sang froid.
Pierre luisante sous le soir d'hiver d'un œil qui peine à ouvrir ses rideaux
Mais je ne suis que moi, pèlerin qui affronte les bois. Dussais je n'être qu ombre, fugace lumière dans les sous bois qui désespèrent, lechant sans vergogne le bois des arbres mornes, chênes et hêtres qui se dressent dans un univers illusoire de bien et mal brassant sans le vouloir  les cardinaux inavoués des cœurs mal aimes. Apprécie les odeurs de mousse sur les roches de granit luisant, invitation non dissimulée au touché qui semble éveiller l âme

Photo de stephanesan1973
stephanesan1973 il y a 15 jours

Citation de morganna Elles volent ces merlettes que j'aimerais appeler geais. Leurs ailes bleu foncé frondent les airs brûlés par les premiers jours d été, lourdement chargés de leurs  odeurs oppressantes de blés et de chèvrefeuille, mains invisibles qui s'emparent de la gorge juste promise, distillent leur poison d'espoirs brassés à même la lame de l'enfer et s'insinuent dans l'esprit du maraudeur qui espère une terre moins amère.
Ils percent et planent au dessus de ces terres qui s'alanguissent en longues bandes inertes dans les campagnes qui se déroulent pareilles à de vieux films monochromes sous les roues des voitures qui trahissent le silence rythmé des tracteurs glaneurs de vies, lourds géants qui écrasent leurs ennemis, éveillant en vrille les papillons qui s'enfuient du sol.
Leurs ailes s'enflamment soudain, chérubins innocents pris dans la lave et les éclats de feux  décadants qui s'envolent vers les cieux puis chutent sous décor d un ciel trop bleu,tels icare trop épris des cieux.
Et parmi eux ronflent ces bandes de blés rudement taillés, lien entre la voûte et le ciel, condamnant au regrets immortels celui qui s'eprend d'elles.,
Malheureuses ces maisons, alignées comme des soldats le long du sentier, elles ne sont rien au regard des géants . Qu en est il de l'amour entre leurs murs blessés.
Est il silence au creux du village que le curé ensence, est il ombre qui court sur les murs fatigués par les années..
Rapprochements, caresses, baisers, tout n'est qu envolée. Ne subsiste que les rets des habitudes qui font la peau dure et le sang froid.
Pierre luisante sous le soir d'hiver d'un œil qui peine à ouvrir ses rideaux
Mais je ne suis que moi, pèlerin qui affronte les bois. Dussais je n'être qu ombre, fugace lumière dans les sous bois qui désespèrent, lechant sans vergogne le bois des arbres mornes, chênes et hêtres qui se dressent dans un univers illusoire de bien et mal brassant sans le vouloir  les cardinaux inavoués des cœurs mal aimes. Apprécie les odeurs de mousse sur les roches de granit luisant, invitation non dissimulée au touché qui semble éveiller l âme


Bonjour Morganna,

Merci à toi de nous faire profiter de ton bel univers poétique.

Tu as pensé à te faire éditer ?

Honnêtement tu devrais... parce que tu as toutes tes chances.

Continues à nous enchanter.

Photo de blonq
blonq il y a 14 jours

Citation de morganna Elles volent ces merlettes que j'aimerais appeler geais. Leurs ailes bleu foncé frondent les airs brûlés par les premiers jours d été, lourdement chargés de leurs  odeurs oppressantes de blés et de chèvrefeuille, mains invisibles qui s'emparent de la gorge juste promise, distillent leur poison d'espoirs brassés à même la lame de l'enfer et s'insinuent dans l'esprit du maraudeur qui espère une terre moins amère.
Ils percent et planent au dessus de ces terres qui s'alanguissent en longues bandes inertes dans les campagnes qui se déroulent pareilles à de vieux films monochromes sous les roues des voitures qui trahissent le silence rythmé des tracteurs glaneurs de vies, lourds géants qui écrasent leurs ennemis, éveillant en vrille les papillons qui s'enfuient du sol.
Leurs ailes s'enflamment soudain, chérubins innocents pris dans la lave et les éclats de feux  décadants qui s'envolent vers les cieux puis chutent sous décor d un ciel trop bleu,tels icare trop épris des cieux.
Et parmi eux ronflent ces bandes de blés rudement taillés, lien entre la voûte et le ciel, condamnant au regrets immortels celui qui s'eprend d'elles.,
Malheureuses ces maisons, alignées comme des soldats le long du sentier, elles ne sont rien au regard des géants . Qu en est il de l'amour entre leurs murs blessés.
Est il silence au creux du village que le curé ensence, est il ombre qui court sur les murs fatigués par les années..
Rapprochements, caresses, baisers, tout n'est qu envolée. Ne subsiste que les rets des habitudes qui font la peau dure et le sang froid.
Pierre luisante sous le soir d'hiver d'un œil qui peine à ouvrir ses rideaux
Mais je ne suis que moi, pèlerin qui affronte les bois. Dussais je n'être qu ombre, fugace lumière dans les sous bois qui désespèrent, lechant sans vergogne le bois des arbres mornes, chênes et hêtres qui se dressent dans un univers illusoire de bien et mal brassant sans le vouloir  les cardinaux inavoués des cœurs mal aimes. Apprécie les odeurs de mousse sur les roches de granit luisant, invitation non dissimulée au touché qui semble éveiller l âme


Essai très réussi noble enchanteresse de l’été....magnifique écrit .

Bonjour douce Morga des foyers ombrageuses

Photo de arthur_rambo
arthur_rambo il y a 13 jours

Citation de morganna Elles volent ces merlettes que j'aimerais appeler geais. Leurs ailes bleu foncé frondent les airs brûlés par les premiers jours d été, lourdement chargés de leurs  odeurs oppressantes de blés et de chèvrefeuille, mains invisibles qui s'emparent de la gorge juste promise, distillent leur poison d'espoirs brassés à même la lame de l'enfer et s'insinuent dans l'esprit du maraudeur qui espère une terre moins amère.
Ils percent et planent au dessus de ces terres qui s'alanguissent en longues bandes inertes dans les campagnes qui se déroulent pareilles à de vieux films monochromes sous les roues des voitures qui trahissent le silence rythmé des tracteurs glaneurs de vies, lourds géants qui écrasent leurs ennemis, éveillant en vrille les papillons qui s'enfuient du sol.
Leurs ailes s'enflamment soudain, chérubins innocents pris dans la lave et les éclats de feux  décadants qui s'envolent vers les cieux puis chutent sous décor d un ciel trop bleu,tels icare trop épris des cieux.
Et parmi eux ronflent ces bandes de blés rudement taillés, lien entre la voûte et le ciel, condamnant au regrets immortels celui qui s'eprend d'elles.,
Malheureuses ces maisons, alignées comme des soldats le long du sentier, elles ne sont rien au regard des géants . Qu en est il de l'amour entre leurs murs blessés.
Est il silence au creux du village que le curé ensence, est il ombre qui court sur les murs fatigués par les années..
Rapprochements, caresses, baisers, tout n'est qu envolée. Ne subsiste que les rets des habitudes qui font la peau dure et le sang froid.
Pierre luisante sous le soir d'hiver d'un œil qui peine à ouvrir ses rideaux
Mais je ne suis que moi, pèlerin qui affronte les bois. Dussais je n'être qu ombre, fugace lumière dans les sous bois qui désespèrent, lechant sans vergogne le bois des arbres mornes, chênes et hêtres qui se dressent dans un univers illusoire de bien et mal brassant sans le vouloir  les cardinaux inavoués des cœurs mal aimes. Apprécie les odeurs de mousse sur les roches de granit luisant, invitation non dissimulée au touché qui semble éveiller l âme


Bonsoir ici..

honnêtement ..c'est trop fort d'essayer..

Dis moi tu cuisines parfois..?

Et si oui..

est ce que tu mets toujours les mêmes condiments..

(qu'on dit ment..)

et les mêmes ingrédiants..?

dans ta salsa..?


c’est juste une question..

à laquelle tu n'as aucune obligation ..

de "répandre"....

sourire..

Modifié il y a 13 jours, le lundi 29 juin 2020 à 00:14

Photo de valentin14vanves
valentin14vanves il y a 11 jours

Citation de morganna Elles volent ces merlettes que j'aimerais appeler geais. Leurs ailes bleu foncé frondent les airs brûlés par les premiers jours d été, lourdement chargés de leurs  odeurs oppressantes de blés et de chèvrefeuille, mains invisibles qui s'emparent de la gorge juste promise, distillent leur poison d'espoirs brassés à même la lame de l'enfer et s'insinuent dans l'esprit du maraudeur qui espère une terre moins amère.
Ils percent et planent au dessus de ces terres qui s'alanguissent en longues bandes inertes dans les campagnes qui se déroulent pareilles à de vieux films monochromes sous les roues des voitures qui trahissent le silence rythmé des tracteurs glaneurs de vies, lourds géants qui écrasent leurs ennemis, éveillant en vrille les papillons qui s'enfuient du sol.
Leurs ailes s'enflamment soudain, chérubins innocents pris dans la lave et les éclats de feux  décadants qui s'envolent vers les cieux puis chutent sous décor d un ciel trop bleu,tels icare trop épris des cieux.
Et parmi eux ronflent ces bandes de blés rudement taillés, lien entre la voûte et le ciel, condamnant au regrets immortels celui qui s'eprend d'elles.,
Malheureuses ces maisons, alignées comme des soldats le long du sentier, elles ne sont rien au regard des géants . Qu en est il de l'amour entre leurs murs blessés.
Est il silence au creux du village que le curé ensence, est il ombre qui court sur les murs fatigués par les années..
Rapprochements, caresses, baisers, tout n'est qu envolée. Ne subsiste que les rets des habitudes qui font la peau dure et le sang froid.
Pierre luisante sous le soir d'hiver d'un œil qui peine à ouvrir ses rideaux
Mais je ne suis que moi, pèlerin qui affronte les bois. Dussais je n'être qu ombre, fugace lumière dans les sous bois qui désespèrent, lechant sans vergogne le bois des arbres mornes, chênes et hêtres qui se dressent dans un univers illusoire de bien et mal brassant sans le vouloir  les cardinaux inavoués des cœurs mal aimes. Apprécie les odeurs de mousse sur les roches de granit luisant, invitation non dissimulée au touché qui semble éveiller l âme


Bonsoir ma belle Muse de la poésie et des arts graphiques ! :-)

Toujours fidèle à tes récits métaphoriques olympiens inimitables, cette fois-ci un peu de précipitation t’a fait oublier une relecture et quelques ponctuations !

Félicitations !

(k) (f)(f)(f)(f)(f)


Participants

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