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A propos de 5ourn0ise

Erinn , 37 ans , Femme
Etait en ligne il y a plusieurs jours

Description

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Vengeance se tenait là, la peinture sur son visage d’une teinte profonde – saillante – jusqu’à son cou et la sombre armure de ses linges noirs, ses rubans de soie virevoltant au grès des rafales glacées, gravant des traits de révolte sur la toile de la nuit. Ses bottes sont lacées, serrées, jusqu’à ses genoux, et de fins bracelets de cuir couvrent ses avant-bras au complet, liés par quatre boucles discrètes, ternies par l’âge. À ses pieds reposent deux coupes d’étain et un décanteur à vin.

Et ses lèvres sont pourpres.



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« Moi ? Oh... Ma flamme s'éteint. Je serai morte après la prochaine nuit. Les rideaux peuvent se refermer, je sens que la conclusion sera... majestueuse. »
Et le voilà qui la prend dans ses bras, désespéré. Il retient ses larmes. Vengeance retourne sa caresse, et plonge son regard dans le sien. Une somptueuse démence habite encore son âme. Néanmoins, elle trouve la force de sourire.
« Regarde seulement ce lever de soleil avec moi. Boit. Prend ma main. N'aie pas peur, surtout. »
La Mégapole est là. D'avoir erré en son ventre, Il n'avait jamais vu plus d'un trottoir, plus d'une allée, plus d'une souffrance à la fois. De fragiles tissus se déchirent devant lui. La vue est insoutenable. Un hiver entier - entier ! - à errer aux intestins de la Bête et pourtant elle est toute là, devant lui, et elle dort d'un sommeil excérable - excécrable, mais oh, quelle volupté de la contempler ainsi dans son heure sinistre - avec ce bleu, ce violet, ce noir, ces lucioles jaunâtres qui clignotent sans raison, tout cela aux côtés d'un Cygne Noir qui inspire à grands poumons - vivante, et chaude, elle aussi, encore de ce monde, avec ses rubans qui tissent des symboles occultes dans le vent sale. Quelque chose de précieux, quelque chose de puissant. C'est un instant, c'est une parole sans nom : devant le songe horrifiant, l'insoutenable vérité s'expose sans pudeur.

Paralysé. Se rapprochant de Vengeance, il l'entoure de son bras et appuie sa main sur son épaule. Son coeur bat d’un rythme défendu. Il hisse la coupe glacée à ses lèvres et goûte à l'épaisse mixture ; du vin fortifié par une recette indéchiffrable, avec un goût de cerise fermentée et de vieux chêne, mêlé à une amertume qui brûle le palais et s'enfonce sur la langue comme de l'acide. C'est le porto de Priam, il n'y a pas de doute. Aucun mélange ne peut être si infecte, et pourtant si... délicieux. Oui, Il comprend maintenant. La force du vin, le spectacle insoutenable de la Mégapole - tout entremêlé, en confrontation. Voilà pourquoi le Cardinal s'abreuvait au mélange. Voilà pourquoi Vengeance draine sa coupe en souriant. La flamme rubis, l'incandescancte révolte. Les yeux de Messaline.

Finalement, le visage du Cygne Noir s'illumine d'espoirs candides, la joie inonde ses traits comme si elle recelait un secret qui brise les règles de la condition humaine. Il suit son regard, et il voit, là-bas, loin, si loin... la teinte bleutée - azur, pâle, si pâle - le dégradé de brume et de pilônes rouillés, là, doucement ; les tout premiers signes de l'aube.


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