[u][b]Complément : Sur les pas de l'Inaltérable. [/b][/u]
[ La pièce est parfaitement ordonnée, tables, étagères, chaises. Rien de plus, aucune décoration superflue, rien si ce n'est le purement fonctionnel. Pourtant, après un examen plus poussé, un detail incongru se détache. Petit cahier grenat, negligemment posé de biais sur une table. Si insignifiant en apparence, un livre de plus ici ? Qu'importe. Mais pourtant, sa position attire, et peut être autre chose, mais cela n'a plus d'importance. Oui sa texture ne vous est plus inconnue, le cuir rouge et froid glissant sous votre peau, la douceur du filin noir, seul obstacle à la découverte des entrailles du déplacé. Et déjà la première page, couverte d'une écriture élégante, dont on ne peut pas se détacher, dont on ne veut pas se détacher : ]
-Prélude : Une histoire de fleuve ... - [ Apparemment un titre, les lettres sont plus travaillée, et le tout est souligné d'un mince trait pourpre. ]
Amusant de penser qu'après toutes celles dont j'ai perdu le compte, la venue d'une seule puisse à ce point peser. Qu'importe il est inutile d'y regarder, il faut voir son opposé, la regarder et comprendre. Don qui n'est pas offert à tout le monde, anticiper sa course, ne faire même que la présenter comme quelquechose de concret vous fera passer pour un fou pour le commun. Néanmoins voilà que je m'égare parmi mes notes, comportement haïssable à première vue, mais traître d'un état d'esprit ô combien louable au contraire. Il est évident que peu partagent ce point de vue, mais une fois de plus cela n'a pas d'importance, qu'ils pensent ce qu'ils veulent, Il me donnera raison.
-Partie I : L'absolution du sombre. - [ Même remarque... ]
"Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres !"
-Matthieu 6:23 [ Bien que ces mots semblent se détacher du titre, ils portent une teinte carminée . ]
De retour de ces nuits avec ceux qui, plus que Nous tous, le défient. Malgrès tous cela, rien n'empêcha que ce fût long, trop peut être, même si à évènement exceptionnel nécessite réponse adéquatte. Bien qu'elles aient altérés nos facultés de réactions, peut être a-t'Il trouver parade adéquatte à nos manipulations, tout comme Elle. En cela nos frères Gardiens nous ressemblent, parvenant à rendre tangible ce qui ne l'est pas, et qui est pourtant si terriblement réel. Il était là d'ailleurs, le fils tourmenté Du Gardien, celui qui voit. Un véritable frère en somme, conscient de cette réalité qui ne semble acquise que par trop peu. Ou bien simplement ignorée, même peut être rejetée, vu à l'inverse. Pareils nous chassent, nous haissent et sont voué à la juste punition qui leur reviendra en heure voulue. Peut être l'entrevoient-ils ? Et peut-être en vient l'animosité, mais en ce cas, il est trop tard pour eux, ainsi le desespoir pour guide, ils n'iront pas loin. Ah si lui lisait ces lignes, combien il critiquerait ce manque de détachement, le premier mot déjà le dégouterait, ne gardent t'ils pas assez d'ouvrages là bas ? N'ai-je le droit à ma touche personnelle, mon instant de gloire individuelle, il m'en veut encore assurèment, le Père d'un fils qu'il croit prodige voyant petit à petit celui-ci quitter le sentier. Alors que j'ai pris la Lumière, il a tué le coeur. Mais bien sûr il ne lui vient pas à l'esprit de les baisser, d'apprécier la sienne, et de voir que celui qui semble déviant est au contraire juste. Mais eux aussi, parfait aveugles, ne voient rien venir, Elle seule a su guider cet oeil si particulier, Elle qui est maintenant moi, Elle qui a vu, Elle qui donne à voir, à Elle même donc à moi. Lui aussi l'a aperçu vraisemblablement, de par la façon qu'il la considère, qu'il Nous considère et qu'il se considère lui même. Peut être seront nous au moins deux. Deux, et pourtant combien pensent y échapper, ils y croient, pensant que par elle leur sort sera différent, l'accomplissant sans hésiter, se croyant parfait, différent, mais en réalité ils ne le sont pas. Ils recevront de lui le même présent, car ils seront enfin libres. D'après certains ce temps approche "dangereusement", mais ces certains était déjà la hier, et le seront encore demain, sûrement plus nombreux oui. Pensant peut être pouvoir ne pas subir. Une "chose" ne devrait avoir conscience de sa fin. Pourtant c'est l'héritage qu'il nous a laissé, il le savait, il sait peut être même à ce moment. Voulu alors... semant de trop nombreux arbres, dont seul un portera le fruit, celui que tous cherche, celui qui nous obsède, qui nous a obsédé quand encore nous pouvions le contempler, et qui encore aujourd'hui - même si l'on pourrait nous croire comblés - nous tourmente plus encore. Et dans cette trop courte parcelle, nous cherchons la voie qui nous semble meilleure, celle qui nous ménera là où tous tous le désire : l'absolution du sombre.
-Partie II : La lumière chez l'inaltérable . -
"Que si ton oeil droit est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette le loin de toi : car mieux vaut pour toi que périsse un seul de tes membres et que tout ton corp ne soit pas jeté dans la gehenne."
-Matthieu 5:29
À ceux qui pensent pouvoir apprécier mon chemin, cette partie vous est dédiée. Sa course est inévitablement aléatoire, bien que l'on puisse arranger son devenir pour forcer sa marche, il ne sera jamais totalement dompté. Ainsi, aucun Des choix ne peut être véritablement discutés. En particulier celui qui est mien, pour l'atteindre j'ai pris le chemin contraire, pour devenir ce que je suis et ce que je serais, j'ai suivi une voie détournée, cachée, non pas "cachée pour", mais "caché par". Ces "par" ne voulait pas voir. Car d'un côté je l'ai touché, carressé de mon doigt, entendu ses milles voix contre mon Coeur et vu ses promesses de noirceur. Mais ce n'est pas cela que je cherchais, c'est elle, car je la ramenais à la vie. Et la masquant un instant avant de les fusionner en un seul. Et ensuite, par sa force desespérée, j'en ai arraché le mauvais, lui offrant une une nouvelle brillance en quelque sorte, plus pur qu'avant. Car il n'est pas en soi ce qu'il prétend être, ils ne sont qu'un à dire vrai, d'un à l'autre, un tout. Mais Il dit vrai, ô combien vrai si il avait su la justesse de ses termes, car posséder l'entier n'est que le reflet de leurs peurs, alors pour avoir carressé j'ai payé en répandant le don de mon Père. Et quand il sembla m'avoir quitté, je cherchais ses racines, car c'est un arbre, et si l'on ne l'attaque pas à ses fondations il revient sans cesse plus grand, plus fort et plus noir. Et je pris donc soin sur son calice de retirer chaque graines, et mon fil fut mince un instant. Car j'avais rompu l'équilibre, je traversais ce qu'Il avait imposé, contrariant Son verbe pour mieux Lui obeir. Et, comme Sa volonté l'avait voulu, il redevint fort, bien plus que par le passé, car elle brillait oui, d'une nouvelle lueur, débarrassé de ce qui la ternissait auparavant, des obstacles qu'elle s'imposait. Mais leur perte scéllait ma voie, aujourd'hui je ne peux plus faire un pas de côté, ils sont guidés. Disparus pour toujours, ceux qui l'ont faites Elle, et c'est bien le non-moi qui criait alors, car nous étions bien deux. Ironie parfaite, car elle me l'avait donnée, oui c'est elle qui traça pour moi, et dans cette union, elle se voyait L'atteindre. Et elle fût faible, peut être par moi, car elle fût surprise, elle ne vit qu'un point, le final, regardant droit devant elle, et le chausse trappe qu'elle s'était elle même tendu la pris. La laissant tout juste spectatrice. Et moi, pris d'un nouveaux souffle, je l'affrontais, armé de ces nouveaux moyens. Car parmi eux je traçais des lignes, des lignes parmi les larges traits, mon trait. Celui qu'ils ont voulu nous occulter, car pas assez fous, pas assez fous pour la faire naître : la lumière chez l'inaltérable.
[ Un bruit vient pourtant troubler cette lecture, un grincement, une porte traîtresse. De la forme qui en échappe exhale une sombre majesté propre au Maîtres de la Nuit. Il ne s'arrête pas à votre vue, comme vous savant déjà là, avant de briser enfin le silence.
"Non il n'y a aucun mal, ne soyez pas géné. Oui vous êtes en effet sur ce que l'on pourrait appeller, mon "Domaine". [ Levant la main pour appuyer le propos qui va suivre. ] Inutile..., vous ne dérangez nullement au contraire, et puis ce livre... [ Son visage de paraffine se met enfin en mouvement, formant ainsi un radieux sourire, mais indubitablement prédateur ] oui ce livre masqué derrière votre dos, le pensiez vous ainsi égaré ? Perdu ou rejetté par ses pairs [ Et d'un geste majestueux et théatrâl, sa main étale les rangées de volume parsemant les murs. ] Non, assurèment pas... comprennez vous mieux maintenant ? [ ballotant lentement la tête ] Non il n'y aucun risque, c'est plutôt le fruit d'un caprice personnel. Et puis qu'avez vous retenu de ses maigres lignes ? Hum ? Voyez..., enfin, allons trouver un lieu plus propice à la discussion, vous me suivez ?
Non évidemment, le choix ne vous appartient pas...
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