Galvorn…
Galvorn ou « l’enfant ombre des rues » de son appellation par le peu de gens ayant eu le privilège de le côtoyer de son vivant…
Enfant natif d’une modeste demeure, le garçonnet vécu ses huit premières années dans la chaleur, uniquement matérielle d’un foyer minable. Enfant d’une ancienne famille de Nobles, les siens furent, peu avant sa naissance, mystérieusement ruinés et, par conséquent, déchus de leurs titres… Qui avaient jadis causé la perte de cette Noble Famille ? Cela reste l’ultime vengeance de tous ceux y appartenant. Depuis ce moment, la haine grandissait en leur cœur et cet enfant n’était qu’un signe de malheur… Un en plus, une misérable bouche à nourrir, un être fragile à protéger et éduquer… mais encore fallait-il le lui cacher, qu’il ne le ressente pas car la famille gardait haut son orgueil et ce « descendant » devait rester la tête haute quoiqu’il puisse se produire, ses parents décidèrent donc de l’éduquer dans l’orgueil, tout en exerçant sur lui la pression d’être leur outil de vengeance, cette bouche si longtemps nourrie aura son utilité un jour. Ce fut donc en cette atmosphère livide, froide, dépourvue de tendresse et fausse que le jeune Galvorn dû se frayer sa place. Durant ces huit ans, son orgueil s’aiguisa ; sa soif de vengeance, vis-à-vis de ces bonnes gens, sa « famille », qui ne l’aimait que par intérêt des traditions, d’outil de souvenir et de vengeance, crût ; sa fourberie et la traîtrise atteignirent en lui un point de non retour : la Haine des Hommes, le goût de vengeance s’installèrent en lui, devenant ses seuls guides. Il gardait, malgré tout, un charisme de noble, une apparence souriante et joyeuse quoique quelque peu fanatique de par cette vie schizophrène qu’il menait.
Le jour de son huitième anniversaire, ses parents, l’estimant près, lui firent don d’un médaillon : il était doré richement et orné de cristaux d’une valeur inestimable. Ce bijou n’était autre que le symbole de la grandeur et de la puissance de l’origine de cette famille qui fit leur fit tant de fierté. Ne voyant en ce don que la vérité sur son sort : un objet d’orgueil et de traditions faussement cachées par ses parents, le jeune Galvorn ne voulut, pour rien au monde garder et porter son signe de malheur, de faux-semblant. Il décida de le vendre au plus offrant ; personne ne reconnaissant le sceau de l’ancienne famille, et garda l’argent pour s’offrir le malheur de ses parents : une dague d’adamantite et une épée bâtarde du même métal. Le soir même, une violente dispute éclata dans le modeste foyer et le jeune Galvorn resta alors le seul membre vivant de cette grande et orgueilleuse famille, sa soif de vengeance et de haine s’étant endormie avec le meurtre de ses bourreaux.
Seul, le garçon devint un enfant errant et sombre, n’hésitant pas à voler ou tuer pour sa survie, la luxure devenant une de ses faiblesses certaine, possédant toujours l’épée et la dague gagnées grâce au médaillon de sa vengeance. Son caractère n’en devint que plus assidu de jour en jour, prenant plaisir au vol et aux quelques meurtres commis. Occupant toujours cette petite maison délabrée de la ville de Jérusalem. Mais une nuit de son dix-neuvième anniversaire, le jeune homme fut pris en embuscade et plus personne ne le revit vivant de jour… Il devint un des Assamites…
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